La fauconnerie Neverland

Présentation

Responsable : Thibaut Dubois

En 2019, Fauconnerie Neverland entre dans une nouvelle étape de son histoire. Son fondateur, Andy Vergaele, décide alors de transmettre le projet à Thibaut Dubois. Mais pour comprendre cette aventure, il faut remonter quelques années en arrière.

Depuis l’enfance, Thibaut nourrit une profonde passion pour les oiseaux, transmise par son grand-père. De son père, il hérite quant à lui de la tradition de la chasse et du respect de la nature. C’est durant son adolescence qu’il découvre la fauconnerie aux côtés de son beau-père. Cette rencontre avec les rapaces marque un véritable tournant et donne naissance à une passion qui ne cessera de grandir.

Accompagné de sa première buse de Harris, il débute dans la pratique de l’effarouchement ainsi que dans le vol de chasse. Au fil des années, des rencontres et des expériences, cette passion devient un véritable projet de vie.

Depuis 2019, aux côtés de sa compagne Evy, ils partagent un même rêve : créer un lieu unique dédié aux rapaces, où le bien-être animal, la transmission des connaissances et la conservation des espèces seraient au cœur de chaque projet. Ensemble, ils consacrent leur énergie au développement de Neverland avec la volonté d’offrir à leurs oiseaux les meilleures conditions possibles tout en sensibilisant le public à la beauté et à la fragilité de ces animaux extraordinaires.

Animé par l’envie de transmettre, de sensibiliser et d’offrir les meilleures conditions possibles à ses oiseaux, Thibaut reprend alors l’aventure Neverland avec une nouvelle vision tournée vers le bien-être animal, la pédagogie et la conservation.

En 2024, il choisit de s’installer en Wallonie à quelques minutes de Pairi Daiza ,  afin d’offrir davantage d’espace et de confort à ses rapaces. Ce déménagement marque également le début d’un ambitieux projet : la création d’un parc zoologique spécialisé dans les rapaces.

Depuis toujours, un rêve l’anime : participer activement à la préservation des espèces menacées d’extinction, sensibiliser le public à leur importance et contribuer, à son échelle, à leur conservation pour les générations futures.

C’est ainsi qu’en 2026, Fauconnerie Neverland obtient enfin son statut officiel de parc zoologique.

Fauconnerie Neverland s’associe également au parc zoologique Rapax – Birds of Prey et participe, pour la première fois, au programme européen EEP consacré à la Chouette de l’Oural.

Cette année, quatre jeunes chouettes, élevées en collaboration avec notre partenaire, ont intégré le programme de réintroduction en Bavière (Allemagne). Après une période d’élevage et de préparation, elles ont été transférées afin d’être relâchées dans la nature, contribuant ainsi au retour de cette espèce emblématique dans son milieu naturel.

Une étape symbolique qui vient récompenser des années de travail, de sacrifices et de passion. Cette aventure fut riche en émotions, ponctuée de difficultés, de doutes et de nombreux défis à relever. Pourtant, jamais l’équipe ne s’est découragée.

Portés par leur amour des rapaces, leur volonté de sensibiliser le public et leur désir de contribuer à la conservation des espèces menacées, ils ont continué à avancer avec détermination afin de donner vie à ce projet devenu aujourd’hui une réalité.

 

.

La fauconnerie c’est quoi ?

La fauconnerie est l’art de capturer un gibier dans son milieu naturel à l’aide d’un oiseau de proie affaité.

 

Un peu d’histoire :

La fauconnerie semble trouver son origine dans les steppes et les hauts-plateaux d’Eurasie centrale il y a de ca plus de 3500 ans , dans des régions où, maintenant encore, se rencontre la plus grande concentration naturelle d’oiseaux de proie aptes à être affaités (dressés).L’usage s’en est petit à petit propagé tant vers l’orient que vers l’occident.

Ce n’est qu’au moyen âge que l’on voit la fauconnerie se développer en Europe et en France. Ce fut l’âge d’or de la fauconnerie. Selon les périodes et les régions, elle fut largement pratiquée partout ou, au contraire , dans l’expression d’une jalousie de la noblesse, voir un privilège royal.

Aujourd’hui elle a pour but la conservation de la chasse au vol et la protection des rapaces. Elle est de fait la plus noble gardienne d’une tradition séculaire. Véritable patrimoine avec un langage, un savoir-faire et un sens de l’esthétique sans lequel cet art perdrait son âme.

 

Fauconnerie & conservation : une histoire commune

On présente parfois la fauconnerie et la protection de la nature comme deux mondes opposés. L’histoire des rapaces raconte pourtant une réalité bien différente.

Depuis plus d’un siècle, des fauconniers ont contribué directement à la connaissance, à l’élevage et à la sauvegarde des rapaces.

Des fauconniers au cœur de grands projets de conservation

Louis Magaud d’Aubusson, premier président de la LPO, était lui-même un homme de chasse et de fauconnerie.

.

Des fauconniers au cœur de la conservation

Renz Waller et Heinz Meng figurent parmi les pionniers de l’élevage de rapaces en captivité. Leurs travaux ont notamment contribué à ouvrir la voie aux programmes modernes d’élevage conservatoire du Faucon pèlerin.

Quelques décennies plus tard, le Dr Tom Cade, à la fois ornithologue et fauconnier, fonde en 1970 le Peregrine Fund. Le programme de reproduction et de réintroduction du Faucon pèlerin s’appuie notamment sur des oiseaux confiés par des fauconniers et sur leurs connaissances pratiques. Plus de 4 000 faucons élevés en captivité seront ensuite relâchés dans 28 États américains avant le rétablissement de l’espèce en Amérique du Nord.

En Europe, Christian Saar et d’autres fauconniers ont également participé au développement de programmes d’élevage et de restauration du Faucon pèlerin. Des techniques issues de la fauconnerie, notamment le hacking, ont ensuite été utilisées dans des projets de réintroduction en Allemagne, en Pologne et en République tchèque.

En France, Jean-François et Michel Terrasse, issus eux aussi du monde de la fauconnerie, ont créé le Fonds d’Intervention pour les Rapaces, devenu ensuite la Mission Rapaces de la LPO.

Et cette histoire continue aujourd’hui.

Les Aigles du Léman, sous l’impulsion du fauconnier Jacques-Olivier Travers, participent à un programme de réintroduction du Pygargue à queue blanche dans la région lémanique et le Haut-Rhône.

D’autres initiatives internationales montrent également cette implication : le Sheikh Zayed Falcon Release Programme, par exemple, a relâché depuis 1995 plus de 2 400 Faucons sacres et Faucons pèlerins sur leurs routes migratoires en Asie centrale.

Une tradition qui se poursuit

Ces exemples montrent que la fauconnerie et la conservation ne sont pas nécessairement deux mondes opposés. Les connaissances acquises au contact quotidien des rapaces, l’élevage, la reproduction, la génétique, les techniques de préparation et de réintroduction peuvent constituer de véritables outils de conservation.

C’est dans cette continuité que Fauconnerie Neverland – RAPAX Birds of Prey inscrit son travail : participer, avec ses partenaires, à des programmes de reproduction, de conservation et de réintroduction.

Notre rôle peut être celui d’un éleveur, d’un partenaire reproducteur, d’un gestionnaire de studbook ou d’une structure mettant ses oiseaux et son savoir-faire à disposition d’un programme.

Comme les générations de fauconniers qui nous ont précédés, nous croyons que la conservation est une œuvre collective — et que les fauconniers ont pleinement leur place dans cette histoire.

L’ensemble de notre participation à ces programmes est réalisé bénévolement, sans rémunération ni intérêt financier.

Entre passion et tradition , la fauconnerie comme une évidence